connectez vous à votre compte chrononutrition sécurisé
Pseudo :
Mot de passe :
Créer votre compte dès aujourd'hui grâce à notre morphotype spécial chrononutrition.
identifiez-vous sur le site de la chrononutrition
Le site officiel de la Chrono-nutrition ! La chronique scientifique

Site officiel de la chrono-nutrition®


Qu'est-ce que la chrononutrition ?

La chrononutrition est une méthode de nutrition permettant d'adapter l'apport alimentaire en fonction des variations métaboliques chez l'homme au cours de la journée.

Evolution du métabolisme au cours de la journée

Le fonctionnement des différents métabolismes n'est pas constant dans la journée, certains débutent le matin (synthèse du cholestérol) puis s'arrêtent, certaines sécrétions sont rythmiques (insuline), les hormones ne sont pas actives en continu et il existe une grande variabilité d'action de tous les métabolites dans la journée.
La conséquence évidente est que le terme de constantes biologiques n'existe pas vraiment : il n'y a que des variables.

Le rythme biologique et sa stimulation

En dehors de toute stimulation de la lumière, la périodicité journalière s'effectue toutes les 23 à 28 h (expérience de séjour dans le noir pendant 4 à 6 mois).
Au niveau moléculaire, des gènes spécifiques (clock) assurent la rythmicité et les variations circadiennes en distribuant des signaux. Il existe également des gènes permettant d'anticiper le rythmes des repas (FEC : Food entrainable clock) dont la localisation n'est pas encore précisée. Ces gènes agissent sur une véritable horloge interne située dans le noyau supra chiasmatique de l'hypothalamus qui synchronise les différents métabolismes et qui peut être influencé par des éléments externes dont le plus important est la lumière, mais aussi les saisons, les stimulants sociaux comme une cloche, une radio , l'effet d'entrainement etc...
Les rayons ultraviolets frappant la rétine et stimulant des cellules spécifiques, entrainent la sécrétion de mélatonine par la glande pinéale, et ceci déclenche la stimulation de différents systèmes :

principe de sécrétion de la mélatonine
  • L'axe Neuroendocrinien, en particulier la glande surrénale avec la sécrétion du cortisol dont on connaît la concentration environ 100 fois plus élevée le matin que dans l'après midi.
  • Le système monoaminergique.
  • L'état de vigilance.

La mélatonine a une sécrétion cyclique, variable dans le nycthémère, avec un maximum vers 3 h du matin, un plateau jusqu'à environ 7 h du matin, puis une décroissance dans la matinée.

évolution de la sécrétion de la mélatonine dans la journée
diminution de la sécrétion de la mélatonine avec l'âge

La sécrétion de mélatonine diminue progressivement avec l'âge.

La stimulation des différents systèmes sous l'influence de la mélatonine, provoque le déclenchement du métabolisme du cholestérol à partir des glucides.

influence de la mélatonine sur le cholesterol

diminution de la sécrétion de la mélatonine avec l'âge Métabolisme du cholestérol :
  • 85 % du cholestérol est d'origine endogène, grâce a un métabolisme dont l'enzyme limitante est l'HMG Co A réductase.
  • 15 % vient de l'alimentation et agit en biofeedback sur l'HMG CoA réductase, au même titre que la statine s ou le Squaléne.
  • La synthèse du cholestérol survient dans les deux heures qui suivent le lever.

Exploitation des particularités métaboliques par la chrononutrition

En chrononutrition, nous allons nous servir de cette particularité métabolique et proposer l'absorbation de lipides saturés au petit déjeuner, sous forme de fromages associé à des glucides lents pour éviter le déclenchement de la sécrétion d'insuline.

L'apport de lipides saturés, dont la quantité est conforme aux recommandations, agit en bloquant l'action de l'HMG CoA réductase car c'est à ce moment que son activité est la plus importante. Par ailleurs, les sucres lents sont peu utilisés dans la lipogenèse. Ainsi, nous exercerons un blocage du métabolisme du cholestérol en évitant toutes stimulations par les sucres rapides.

Cette solution est d'ailleurs très efficace pour maitriser et traiter une hyper cholestérolémie comme l'a bien montré une étude de l'IREN. Cette étude montre également, une diminution du LDL cholestérol et des Triglycérides. L'absence d'apport de sucres rapides permet d'éviter l'augmentation de l'insuline et donc la stimulation de l'HMG CoA réductase et donc la synthèse du cholestérol, mais aussi les hypoglycémies secondaires à l'hyper insulinémie responsables de la faim de sucres qui fait le lit du grignotage et de ce qu'on appelle le cycle du sucré.

L'apport de protéines sera étalé dans la journée, avec des protéines animales sous forme de viande à midi. Ceci permet de fournir à l'organisme les acides aminés essentiels et indispensables pour la synthése des neurotransmetteurs : Sérotonine, dopamine, adrénaline et noradrénaline. Ces acides aminés sont le tryptophane dont nous n'avons pas de réserves, la tyrosine dont les réserves sont très faibles.

métabolisme de la sérotonine
métabolisme de la dopamine

L'apport de viande à midi provoque une satiété prolongée et son association avec des légumes ou/et des féculents permet de respecter un bon équilibre acido-basique.

Le sucre, sous forme de fruits sera apporté à partir du goûter, vers 17 à 18 h, c'est-à-dire au moment où apparaît une insulinorésistance relative. En effet, la sécrétion de l'insuline dans la journée est sinusoïdale et elle devient beaucoup moins réactive en fin de journée à l'apport de sucres.
Ce goûter est complété par des gras végétaux marquant le début des apports d'oméga 3 enrichi par le poisson gras au dîner. Ainsi sont respectées les quantités d'acides aminés essentiels, d' acides gras essentiels, de fruits et légumes et de protéines recommandés.


rédigé par le 8 Janvier 2010 par le Docteur Jean-pierre Campagne.



Ouvrages de références
1. Biological rhythms : the science of chronobiology. Arendt J. J R Physicians Lond.
2. Social influences on mammalian circadian rhythms : animal and human studies. Mistlberger RE, Skene DJ.
3. "Feeding time" for the brain : a matter of clocks. J Physiol.
4. Circadian phase in adults of contrasting ages. Kripke DF & Marler MR.
5. Light and biological rhythms. J Intern Med.
6. Circadian effects of light no brighter than moonlight. Evans JA & Gorman MR.
7. Melatonin as a chronobiotic. Arendt J & Skene DJ.
8. Temperature effects on entrainment, phase shifting, and amplitude of circadian clocks and its molecular bases. Rensing L & Ruoff P.
9. Chronobiology in 1975. Halberg F.
10. Bilan lipidique : intérêt de la chrononutrition. Rapin JR & Delabos A.


En savoir plus ...
Cet article vous a intéressé et vous aimeriez obtenir un complément d'information, ou même bénéficier d'une formation à la chrononutrition : n'hésitez pas à nous contacter .